vendredi 27 septembre 2013

Jeudi 26 septembre : Upsala - Ignace (120km)

Le bonheur aujourd'hui!

Je me suis réveillé vers 9h, sous la même brume que la veille. C'est marrant, cette nuit, j'ai rêvé que je trouvais des trous dans mon matelas gonflable. Je me suis réveillé vers minuit pour le regonfler, mais c'est pas si pire, il se dégonfle pas totalement, et je n'ai pas mal au dos le matin.

J'avais follement envie d'un petit déjeuner canadien, oeufs, bacon et pommes de terres sautées. Comme ma tente était trempée, j'ai décidé de la laisser là pour qu'elle sèche, car le soleil devait percer en fin de matinée. De toute façon, je devais revenir pour payer les 12$ pour ma nuit dans ce parc.

Je suis allé dans ce petit routier familial, où j'ai dévoré ce fameux petit déjeuner, ainsi que deux parts de tarte fraise-rhubarbe. Le régal! Après avoir longuement téléphoné à ma maman et ma grand-mère, je suis retourné vers midi à mon campement pour tout ranger.

Une fois mon vélo prêt, j'ai pris la route, mais en repassant devant ce petit resto, je n'ai pas résisté à y retourner pour une autre part de tarte (à la base, je n'y allais que pour remplir mes réserves d'eau...). Crumble aux bleuets cette fois-ci, j'ai commandé une deuxième part, mais il n'y en avait plus. Bon, c'était 14h30, il était grand temps que je parte.

Le vent soufflait bien aujourd'hui, et avec moi! J'ai avalé les 120km en 4h08mn! Ce qui fait une moyenne de presque 30km/h!!! C'est plus facile effectivement, et quel bonheur de rouler torse nu, il faisait 21°C, c'était juste parfait. C'est une sensation merveilleuse que de sentir un élément avec soi... Comme lorsqu'on fait de la voile. C'est comme si la Terre elle même me donnait un coup de pouce.

Voilà deux jours que le paysage change, les forêts sont beaucoup moins denses, et les arbres sont plus secs.
Je suis arrivé à Ignace où j'ai vite trouvé un camping. Après une bonne douche, une machine à laver le linge, de bons etirements, et une bonne plâtrée de riz et de lentilles, c'est bien au chaud sous la tente que j'écris ces lignes.

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