Et non, je n'ai pas bougé de Kenora. Pas faute d'en avoir envie pourtant, mais un enchainement d'évènements m'ont décidé à rester.
Je me suis levé à 8h, après avoir encore une fois passé la nuit à regonfler mon matelas, et essuyer mes joues pleines de bave. Ma tente était trempée, et recouverte de feuilles, car il a bien plu cette nuit, et j'étais sous un bouleau magnifique aux feuilles couleurs de feu.
Je savais ma roue arrière à nouveau à plat. Je n'avais plus de chambre à air neuve, mais j'avais pris soin de réparer mes usagées la veille avant de m'endormir. Petite surprise aussi : un nouveau rayon cassé, toujours du bon côté heureusement. Par contre, deux problèmes à cause de ce rayon : le premier, c'est qu'il était cassé en haut, et non à la base, il me fallait donc une nouvelle fixation, chose que je n'avais pas. Le second est que je n'ai pas pu mettre la main sur ma clef à rayon, double raison pour me rendre à un magasin de vélo. J'ai donc laissé mon campement pour aller acheter les pièces dont j'avais besoin et réparer mon Cavalier 10. Je n'ai pas eu de mal à trouver le bike shop, et le vendeur m'a prêté tous les outils dont j'avais besoin. Malheureusement, il n'avait plus ni de chambres à air de la bonne taille, ni de clef à rayons en vente...
Une fois ma roue réparée, je suis retourné à mon campement pour tout ranger, vers 11h, mais avant de prendre la route, je suis allé prendre un léger petit déjeuner. Une fois repus, je me suis apprêté à partir. Hélas, le pneu arrière encore crevé. J'ai en vain essayé de trouver le trou, j'ai même remplacé les rustines déjà présentes, mais le vent était de plus en plus fort, et je n'avais pas vraiment de récipient et d'eau pour trouver les causes de ces crevaisons. Du coup, je suis allé cette fois-ci au Canadian Tire, de l'autre côté de la ville, pour me procurer de nouvelles chambres à air, ainsi qu'une clef à rayon. Je suis ensuite reparti vers la sortie de la ville, mais ma roue arrière n'a pas tenu. Il était temps que je lui mette un nouveau boyau. Une fois ma énième réparation terminée, il était 16h30. Les rafales de vents atteignaient les 60km/h. Je me suis posé un peu, et ai réfléchi : toutes ces crevaisons, ce vent contraire si violent, je pense que l'Ontario voulait me garder encore un peu.
J'ai donc décidé de rester une nuit de plus. J'ai renvoyé des requêtes de couchsurfing, mais pas de réponses, sauf une de la veille que je n'avais pas vue. Une fille nommée Amanda. Elle m'expliquait qu'elle n'habitait plus à Kenora, mais que sa mère y tenait un motel, le Selah, que je pouvais y aller et lui dire qu'Amanda m'autorisait à avoir une chambre. Du coup, j'ai tenté ma chance, et figurez-vous que ça a marché! Au début, Jeannie (la maman) était un peu étonnée, (il y a de quoi!) puis finalement, elle m'a offert la chambre 22.
C'est donc dans un bon lit, bien au chaud après une bonne douche que j'écris ces lignes. Un gros merci à Amanda, qui a su, depuis l'autre bout du Canada, m'offrir l'hospitalité, et à sa maman qui m'a gentiment accepté dans son motel.
pas moyen de savoir ce que t'as mangé au petit dej? je pourrais mettre un like sur tes phrases que tes post seraient spam en sale... :)
RépondreSupprimerbonne continuation leks!